Comprendre sa peur en avion

La peur en avion peut avoir de nombreuses origines. Elle peut être la conséquence d’une mauvaise expérience en vol, mais elle apparaît en général progressivement et sans raison apparente. Lorsqu’un vol se passe moins bien que d’habitude à cause de turbulences mal vécues, d’une fatigue générale ou d’une crise de panique (les exemples sont innombrables !), le cerveau retient l’information. Vous arrivez donc au vol suivant avec toute l’anxiété du vol précédent, et la peur grandit petit à petit avec chaque vol. Ce phénomène peut être plus ou moins rapide, mais au final, la peur en l’avion touche plus de 20% de la population.

La peur de l'accident

La peur en l’avion peut reposer sur l’impression que l’avion n’est pas un endroit sûr. Toutes les informations positives, toutes les connaissances accumulées et les statistiques rassurantes n’y changeront rien: votre cerveau est persuadé que l’avion est un lieu dangereux. La couverture particulière faite par les médias aux événements aéronautiques, l’irrationalité du fait de voler ou la croyance que le moindre incident aurait une issue fatale n’ont qu’un effet : votre amygdale, partie du cerveau qui gère l’émotion, vous envoie les signaux d’un danger important et vous prépare à éviter la situation.

Comment répondre à ce problème:

  • Trouver des réponses réalistes sur l'aviation et faire en sorte qu'elles prennent le dessus sur les pensées négatives automatiques liées à la situation.
  • Appliquer les techniques cognitives qui permettent de rallumer le cortex et apaiser l'amygdale (sans ces techniques cognitives, ce ne seront pas les informations réalistes qui prendront le dessus une fois dans l'avion !)

Le besoin de tout contrôler

A la question “Avez-vous besoin de garder le contrôle de chaque situation ? Plus de 82% des personnes ayant peur en avion répondent “Oui”, alors que cette proportion est bien plus faible dans la population générale. L’avion est par définition l’endroit où l’on ne maîtrise rien et où l’on met sa vie entre les mains d’un inconnu invisible dans son cockpit, une situation parfois très difficile à vivre.

Comment répondre à ce problème:

  • L’utilisation d’un simulateur de vol permet de se mettre en situation dans un cockpit et de comprendre ce qui se passe devant. En tant que passager, lorsque l’on comprend pourquoi le pilote fait des virages ou que l’on sait ce qu’il fait pendant les turbulences, la situation devient beaucoup plus facile à accepter.
  • Un psychologue permet de travailler sur l’acceptation et le lâcher-prise, ce qui rend cette situation plus facile à gérer émotionnellement.

Comment faire pour gérer l'anxiété

Puisque le cerveau qui est responsable de l’émotion est persuadé que vous êtes en danger, il ne vous donne que trois ordres :

Comment répondre à ce problème:

  • Faire le mort : vous ne bougez pas, vous ne voulez pas que l’on vous parle, vous vous renfermez sur vous-même et êtes incapable d’écouter tout raisonnement,
  • Fuir pour échapper au danger : mais cela est parfaitement impossible dans l’avion. Dans ce cas, la respiration s’accélère naturellement, certaines personnes sont très agitées et ressentent le besoin de marcher et de bouger.
  • Vous préparer à vous battre contre ce danger. Le cerveau envoie alors des signaux qui accélèrent encore votre rythme cardiaque et qui font monter l’énergie dans le haut du corps, c’est pour cette raison que nombre de personnes écrasent les accoudoirs.

Au final, tous ces éléments n’ont qu’un effet : respiration courte, cœur accéléré, mains moites voire crises de panique (aussi appelées bouffées d’angoisse).



Informations diverses

Pour reportage video cliquez sur l'image Au coeur d'un stage pour lutter contre la peur en avion

Divers témoignages de stagiaires : Cliquez ici





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